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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 17:07

Par Guy Pagès - Publié dans : Copains
J'ai pris contact avec l'association pour écrire régulièrement à une prisonnière palestinienne. Comme l'explique le texte ci dessous, j'aurais besoin de 2 à 3 personnes qui voudraient bien se joindre à moi pour multiplier les courriers  comme demandé. Si vous voulez bien, appelez moi ou écrivez moi afin que nous organisions les relais pour les lettres. L'association me communiquera l'adresse quand je leur donnerai les noms et mails des participants. Merci. Guy.




publié le mercredi 27 juin 2007.


 La CCIPPP relaie activement cette campagne de soutien aux femmes dans leur lutte et en particulier aux femmes palestiniennes dans leur combat politique contre l’occupation israélienne et vous engage à y participer.
 NOUVEAU : Le rapport d’Addameer sur les prisonnières politiques EN FRANCAIS (voir en fin d’article)

 

Avec les associations de soutien aux prisonniers du peuple palestinien rejoignons les « correspondants-solidaires » pour envoyer des lettres aux prisonnières palestiniennes.

Pour participer à cette campagne, contact : women@no-log.org

C’est la première étape d’une campagne plus large de parrainage de tous les prisonniers palestiniens en Israël.

Commencer par les prisonnières politiques palestiniennes se justifie par des raisons pratiques, au vu de leur nombre limité, mais aussi à cause de leurs conditions de détention particulièrement violentes.

Pour les prisonnières, le courrier marque notre soutien et notre solidarité envers elles. L’afflux de lettres aux prisons représente une protestation contre la politique israélienne, contre les violations des droits des prisonniers et des droits humains.

Pour parvenir à un envoi important de lettres, il est proposé de se mettre à plusieurs pour écrire à chaque prisonnière. Exemple : 4 personnes écrivent à tour de rôle chaque semaine. Ainsi, la prisonnière reçoit 4 lettres par mois. Ces 4 personnes peuvent s’entraider et se soutenir dans la durée.

Cette méthode est déjà expérimentée dans le sud de la France et les « correspondants-solidaires » concernés en sont satisfaits. D’autres ont choisi d’écrire à deux à tour de rôle chaque quinzaine.

Les lettres sont à écrire en arabe ou en anglais de préférence. Mais, plutôt que de laisser passer son tour, il est préférable d’écrire quelques mots en français, l’essentiel est de respecter le calendrier.

A propos du contenu des lettres, pour tenir compte des recommandations d’Addameer et du témoignage d’anciens prisonniers on peut dire que le courrier devrait :

 Apporter son soutien et sa solidarité dans leurs épreuves.

 Parler de notre vie au quotidien, c’est un peu d’évasion pour elles et surtout, l’écho d’un peu d’humanité dans leur univers complètement déshumanisé.

 Un sujet à ne jamais aborder : le conflit israélo-palestinien.

Les lettres leur parviennent-elles ?

Légalement les prisonnières ont le droit de recevoir du courrier et le droit d’en envoyer. Seulement tout le courrier passe par la censure. Dans le meilleur des cas, la lettre mettra 2 mois pour parvenir à sa destinataire et la lettre retour empruntera le même chemin... Soit, un minimum de 4 mois pour recevoir une réponse.

Pour nous, même si le courrier ne leur parvenait pas, il est important d’écrire et de poursuivre un rythme régulier d’envoi (c’est la raison de notre organisation).

En maintenant un envoi massif de courrier à la prison, nous exerçons une pression sur les autorités carcérales et israéliennes (elles seraient trop heureuses que notre mobilisation s’étiole au bout de quelques mois).

D’autre part, en envoyant des copies de nos lettres à l’association Addameer, les avocats peuvent dire aux prisonnières l’importance du courrier qui arrive pour elles. C’est ce que vient de nous confirmer cette association en nous disant combien les prisonnières sont contentes de savoir qu’elles ne sont pas oubliées. On peut envoyer des lettres ou de simples cartes, des photos....

Pour participer à cette campagne, contact : women@no-log.org

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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 18:12

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....
Le cabinet très catholique de Christine Boutin
Le Monde (5/07/07)


Le fait est « sans précédent », croit savoir la Conférence des évêques de France. C’est un choix « original », concède-t-on au cabinet de la ministre. La nomination d’un prêtre dans un cabinet ministériel aurait pu semer le trouble chez les tenants d’une pointilleuse laïcité. Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, n’a pas hésité à appeler à ses côtés le Père Jean-Marie Petitclerc, acteur social reconnu à Argenteuil (Val-d’Oise) et à Lyon, où il continue de diriger une association d’aide aux jeunes en difficulté. « Il a été recruté pour ses compétences, souligne l’entourage de la ministre. Il se trouve qu’il est prêtre, il n’est pas pour autant l’aumônier du ministère ! »

Proche de personnalités de gauche, le nouveau chargé de mission pour les relations avec les acteurs locaux « se réjouit d’appartenir à un pays où les convictions religieuses n’empêchent pas d’exercer un certain nombre de responsabilités », rapporte La Croix du 25 juin. Le mélange des genres demeure toutefois exceptionnel. Au XXe siècle, les exemples les plus connus restent ceux de l’abbé Pierre, député de Meurthe-et-Moselle de 1945 à 1951, et du chanoine Félix Kir, maire de Dijon, député de Côte-d’Or de 1945 à 1967. En acceptant d’entrer en politique auprès de Mme Boutin, le prêtre salésien de Don Bosco, également polytechnicien, rejoint une équipe marquée par une coloration chrétienne inédite.

À sa tête, la ministre aux convictions catholiques revendiquées a conservé son titre de « consulteur » auprès du Conseil pontifical pour la famille. Cette instance vaticane, notamment chargée de promouvoir les « initiatives de défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle », compte 39 consulteurs à travers le monde. Cette fonction, que Mme Boutin occupe depuis 1996, lui vaut d’être « consultée pour son expertise sur la politique familiale ». « Elle n’est allée au Vatican qu’une ou deux fois, insiste son cabinet. Il n’y a aucun lien de subordination et aucune incompatibilité avec ses nouvelles fonctions. » Un avis partagé par la nonciature apostolique à Paris.

Au-delà de ses propres engagements, Mme Boutin s’est entourée de personnalités connues pour leur proximité avec des mouvements catholiques conservateurs. C’est le cas de son directeur de cabinet, le préfet Jean-Paul Bolufer, issu de la droite catholique dure et militante, réputé pour ses prises de position contre l’avortement ou l’homosexualité. C’est également le cas de Christine de Chefdebien, sa conseillère technique chargée de la politique de la ville et des relations avec les acteurs locaux. En 1992, elle avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 3 000 francs d’amende - une peine ramenée en appel à 5 000 francs - pour avoir participé à un commando antiavortement dans le service gynécologique du centre hospitalier de Pau.

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 14:56

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....
Salon de la télé : CSA cherche pluralisme, les yeux bandés
 
Le 14 juin 2007, au Salon de la télé, nous avons recueilli quelques réflexions des représentants du CSA sur la (faible) présence des « petits partis » à la télévision. Pour prendre la mesure de la vacuité de leurs réponses, un détour s’impose par le sort qui leur est habituellement réservé.

I. Plaintes de journalistes et état du pluralisme.

En période électorale, les journalistes des médias dominants se plaignent régulièrement des règles du CSA qui leur imposent d’accorder l’égalité du temps de parole aux différents partis politiques ou candidats en lice. C’est ainsi que, à l’occasion de campagne présidentielle de 2007, on a pu lire dans Le Monde du 22 avril, ce « dépôt de plainte » : « Mercredi 18 avril, les sociétés de journalistes de RTL, Europe 1, Radio France, France 2 et France 3 ont écrit aux membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour leur faire part de leurs "très vives protestations" et de "leur consternation" devant les règles imposées aux médias audiovisuels. La cause de leur irritation [de leur « grogne » ?] est l’obligation faite aux radios et aux télévisions de respecter, du 20 mars au 20 avril, l’égalité du temps de parole pour l’ensemble des douze candidats au premier tour de la présidentielle. » [1]

Ces protestations sont récurrentes. En 2002, lors de la précédente élection présidentielle, les journalistes avaient déjà exprimé leur profond mécontentement ainsi que le rappelait alors le CSA : « L’application du principe d’égalité s’est heurtée, en permanence, à de fortes réticences des rédactions qui en soulignaient le caractère dépassé, voire contraire à la liberté d’expression, et la difficulté de l’appliquer à 16 candidats. » [2]

Les journalistes dominants, habitués à véhiculer la pensée dominante, n’aiment pas qu’on les oblige, ne serait-ce que pendant un mois, à relayer des opinions minoritaires ou à contre-courant et, surtout, qui ne correspondent pas aux leurs.

Le pluralisme politique hors actualité électorale

Heureusement pour ces larmoyants, hors actualité électorale, il n’est plus du tout question d’égalité. La règle est beaucoup plus souple comme nous avons eu l’occasion de le rappeler dans un précédent article : « les éditeurs doivent veiller à assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement » [3].

Que signifie que le temps d’intervention des petits partis doit être « équitable » ? Il semblerait que les mots n’aient pas le même sens suivant leur contexte. Pendant l’élection présidentielle de 2007, le CSA avait expliqué : « L’appréciation de la notion d’équité se fonde sur un ensemble d’éléments » et, en particulier, « les résultats que le candidat ou la formation politique qui le soutient ont obtenu aux plus récentes élections, notamment à l’élection présidentielle de 2002 » [4].

Mais dans le contexte « hors actualité électorale », il apparaît que ce même concept d’équité a un sens très différent. On constate en effet que l’application de la règle du « temps d’intervention équitable » conduit cette fois-ci à ce que les journalistes aient les mains totalement libres pour donner la parole à qui ils souhaitent et, surtout, pour ne pas donner la parole à qui ils ne souhaitent pas.

De fait, les trois premières chaînes de télévision n’accordent en moyenne (sur la période 1993-2005) à l’ensemble des « petits partis » que 3,3% du temps de parole total.

Pourtant, leur socle électoral dépasse assez largement les 3,3%... Selon les chiffres du CSA lui-même, ils ont totalisé 33,9% à l’élection présidentielle de 2002, 30,6% aux élections régionales de mars 2004 et 16,4% aux élections européennes de juin 2004. Selon les calculs d’Acrimed, leur score à l’élection présidentielle de 2007 a atteint 18,7%. (Tous les détails des calculs du tableau ci-dessous sont donnés en annexe.)


Base électorale des petits partis et temps de parole que leur accordent les trois principales chaînes de télévision (période 1993-2005, toutes émissions confondues, hors actualité électorale) [5].

 

 

(Image GIF)

 

(Cliquez pour agrandir)

 

Notes :
- Les chiffres ci-dessus incluent les scores et les temps de parole du Front National, excepté pour la période 1997-2002 pendant laquelle ce parti était représenté au Parlement par un élu.
- Pour les élections à deux tours, les pourcentages correspondent évidemment aux premiers tours d’élections (auxquels les « petits partis » peuvent se présenter).
-  (*) Chiffres du CSA [6]
-  (**) Estimations d’Acrimed. Pour les élections législatives, les calculs ont été effectués par rapport à la nouvelle assemblée élue. (Les calculs par rapport à l’assemblée sortante donnent : 15,1% en 1993, 24,3% en 1997 et 23,4% en 2002.) Pour les autres élections, les calculs ont été effectués par rapport à l’assemblée élue aux précédentes élections législatives (hors élections partielles). L’abstention ainsi que les votes blancs et nuls n’ont pas été comptabilisés.


Ainsi, lorsqu’ils ne sont soumis à aucune contrainte, les grands médias télévisuels (privés comme publics) ont tendance à ne donner la parole qu’aux partis représentés au parlement et à mépriser l’électorat des « petits partis », quels qu’ils soient. Encore faut-il ajouter que les effets de cette inégalité quantitative sont renforcés par des distorsions qualitatives dans le mode d’interpellation des représentants de ces formations politiques, traités de haut quand ce n’est pas avec une agressivité particulière [7].

II. Ce qu’en dit le CSA au Salon de la télé

Jeudi 14 juin 2007, le Salon de la télé reçoit Michel Boyon, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, et l’un de ses conseillers, Rachid Arhab pour un débat destiné à répondre à cette bouleversante question : « A quoi sert le CSA ? » [8]. Nous avons profité de cette occasion pour poser la question suivante : « Quelle est en moyenne, hors actualité électorale, sur les chaînes hertziennes, le temps de parole politique des formations politiques non représentées au parlement (en pourcentage) ? Et, deuxième question : Est-ce que cela reflète leur poids électoral ? »

Voici, dans son intégralité, la première réponse apportée par Michel Boyon :

« Par rapport à la question de monsieur... Parce que l’affaire du pluralisme est toujours, surtout dans les années électorales, la grosse affaire. On est pris entre deux séries de préoccupations qui sont complètement contradictoires. Ou bien on n’intervient pas et alors, à ce moment-là, c’est le système américain, donc c’est la ploutocratie, c’est-à-dire que - vous le voyez aujourd’hui dans les journaux - on vous dit : "Ah ! Machinette [?!] a déjà recueilli x millions de dollars pour sa campagne présidentielle." On en déduit que ce sera elle qui sera la candidate de la formation à l’élection américaine. Moi, ce système-là, j’en veux pas, le CSA n’en veut pas, le parlement n’en veut pas et les Français n’en veulent pas. »

Nous voilà rassurés ! Le CSA ne prévoit pas d’aggraver encore les inégalités actuelles : il n’indexera pas le temps de parole des intervenants sur leur poids économique...

Suite de la réponse de Michel Boyon :

« Alors, à l’opposé, y a des systèmes très contraignants auxquels on peut penser qui sont des systèmes qui interfèrent de manière tellement forte avec les décisions éditoriales des rédactions dans les chaînes de télé ou de radio que ça devient une contrainte insupportable. Alors ça consisterait à dire : le même temps de parole pour tout le monde et à tout moment de l’année. Ca n’est pas acceptable non plus parce que ça correspond à un tel décalage par rapport à la réalité de la vie politique que les Français ne peuvent pas l’accepter. Donc, le CSA, il fixe des règles, il donne des recommandations en essayant de concilier ces deux objectifs [se reprenant :] ou, plus exactement, d’éviter ces deux périls. Alors, évidemment, ça crée des mécontents. Bon, ben c’est comme ça. Et, en tout cas, moi, je refuse la liberté totale et je refuse la contrainte totale dans ce domaine. » [9]

Mais, à défaut d’accorder l’égalité de temps de parole « pour tout le monde et à tout moment de l’année », ne serait-il pas envisageable, comme suggéré dans notre question, que ce temps de parole soit au moins proportionnel au poids électoral des partis ? Répondre par la négative revient à laisser les médias libres d’octroyer 3,3% du temps de parole à des « petits partis » qui représentent 10%, 20% voire plus de 30% du corps électoral. Autrement dit, cela revient à accepter un (important) « décalage par rapport à la réalité de la vie politique ». Mais, cette question, Michel Boyon n’y répondra pas. (Nous verrons deux paragraphes plus loin la réponse de Rachid Arhab.)

Le journaliste-animateur du débat, Thierry Guerrier, semble avoir globalement compris l’argument : « le public, là-dessus, est très exigeant (et à juste titre) : égalité et capacité aux plus modestes, à ceux qu’ont des idées nouvelles de pouvoir s’exprimer. » Cependant, en tant que journaliste, il n’est « évidemment » pas d’accord avec ce que le public exige « à juste titre » : « Alors, en l’occurrence, et je dois dire que, évidemment [...] nous ne voyons pas les choses de la même façon. » Et il explique : « quand on veut traiter par exemple d’un personnage qui a une idée bon... un peu loufoque, eh bien on est obligés de traiter les quinze ou dix-sept autres candidats [...], ce qui a été une contrainte qui a amené beaucoup de radios et de télévisions à faire très peu, finalement, sur les législatives. C’est-à-dire : c’est un effet pervers. » Les journalistes dominants, en effet, aiment tellement peu donner la parole aux « petits » (aux « loufoques ») qu’ils préfèrent ne plus donner la parole à personne que de la donner à tout le monde de manière égalitaire. Et, alors même qu’ils sont personnellement responsables de cette situation, ils en rejettent la faute sur le CSA qui est accusé d’être à l’origine d’un effet pervers !

En marge du débat, Acrimed relance Rachid Arhab sur le sujet. Face aux chiffres qui lui sont alors soumis (33,9% des suffrages en 2002 et seulement 1,6% du temps de parole en 2005), il réagit ainsi : « Vous avez raison. Le problème, il est qu’effectivement, nous, on agit sur les périodes électorales. » Justement, ne faut-il pas édicter des règles pour les périodes « hors actualité électorale » afin que les médias respectent vraiment le pluralisme démocratique ? « Je vous suis bien. Mais sur quelles bases on peut faire ça ? » Par exemple, sur le score obtenu (individuellement ou globalement) par les « petits partis » aux élections... Rachid Arhab nous livre alors cette réponse stupéfiante : « On sait que le PS c’est tant, le PC c’est ça, etc. Pour les petits partis non représentés au parlement, par définition on ne peut pas les quantifier. C’est ça qui nous pose problème. Est-ce que je me suis fait comprendre ? » Passons sur la question qui s’adresse ainsi à notre intelligence sans doute limitée. La bonne volonté de Rachid Arhab n’a d’égal que son bon sens : en effet, on ne peut pas « quantifier » la représentativité des « petits partis » si on prend uniquement en considération le second tour des élections, puisque en général les partis non représentés au parlement n’y figurent pas. Mais ce bon sens est aveugle : il suffit de se fonder sur les résultats du premier tour des différentes élections pour parvenir une règle « équitable ».

Est-ce que nous nous sommes bien fait comprendre ? Quoi qu’il en soit, la fin de l’échange est rassurant : « Bon, ce n’est pas une question qu’on règlera là... On cherche le meilleur système. Moi je le cherche, vous le cherchez. [...] Mais j’espère que vous entendez aussi ma réponse qui est : je n’ai pas de solution miracle. On cherche ! ». C’est sûr : puisqu’ils cherchent, ils vont trouver !

Ian Eschstruth

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 14:51

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....
Edito : "La Palestine : Game is over !"

publié le mardi 3 juillet 2007.

Nahal Chahal -CCIPPP- La colère, la colère SEULEMENT, est à la mesure de la tristesse que nous ressentons tous ! Il est encore plus insupportable que tout de contempler l’étonnement feint de tous ces hypocrites qui « déplorent » la situation en Palestine et vont même jusqu’à s’inquiéter du sort des civils ! Et de montrer leur bonne volonté en débloquant les transferts d’aides humanitaires, comme si les Palestiniens étaient des sous humains dont les droits essentiels seraient de pouvoir manger !

N’était-elle pas prévue, cette situation ? Non parce que Gaza a été transformée en prison à ciel ouvert, où un million et demi d’êtres humains tentent de survivre avec trois fois rien, et de s’accommoder de l’étouffement dans cette surface exiguë, mais parce que le processus de paix, oui, ce fameux processus de paix démarré avec les accords d’Oslo en 1993, a été délibérément saboté. Faut-il faire la liste de TOUTES CES PREMEDITATIONS ACHARNEES ? Faut-il aussi rappeler la patience extraordinaire de la direction palestinienne, du peuple palestinien, qui s’accrochaient quand même, acceptaient les mille modifications et ajournements des plans de paix pourtant internationalement prorogés, alors que pas un jour n’ont cessé les assassinats dits ciblés et qui ne l’étaient pas, les incursions meurtrières, les milliers d’arrestations, l’élargissement constant des colonies, la construction du mur, les humiliations infligées au président Arafat, le méchant d’alors. Signes du mépris israélien tenace de toutes les résolutions internationales.

Mais pas seulement ! Les palestiniens ont été jusqu’à organiser des élections sous l’occupation. Situation inédite. Mais voilà que le Hamas sort majoritaire du scrutin. Il a été « autorisé » à participer car personne n’avait pensé qu’il remporterait plus que quelques sièges. Les Etats-Unis et l’Union européenne n’y ont pas vu du mal : il fallait jouer le jeu de la démocratie ! Mauvais calculs, mais ce n’est pas grave, car les puissants ont une réponse à tout, preuve en est si nécessaire la démonstration permanente du pragmatisme américain en Iraq, qui expérimente l’une après l’autre des solutions à l’échec de la gestion du pays sous occupation. Pour la Palestine ce sera le boycott de cette démocratie malvenue, et l’étranglement de la vie de millions d’hommes et de femmes. Sourds - alors - à toutes les interpellations des organismes humanitaires qui mettaient en garde contre l’aggravation de la situation et son pourrissement, les puissants ont persisté.

Mais pas seulement ! Des plans ont été établis pour changer la donne. Des plans politiques, financiers, sécuritaires et militaires : encourager le président de l’Autorité, Mahmoud Abbas à se débarrasser de cette « faute » électorale, lui adresser mille signes de promesse de reconnaissance ( ?) s’il le fait. Voilà le premier pas dans l’organisation de la division des rangs des palestiniens. Puis monnayer certains petits chefs ambitieux, tel le très connu Mohammad Dahlan, qui entretient des relations intimes de tout genre avec les autorités israéliennes. Faire croire à Dahlan qu’il sera le prochain leader de la Palestine, et le pousser à agir. Créer des corps de services de sécurité constitués par des centaines de jeunes hommes qui crevaient de faim à Gaza et à qui on offre un salaire mensuel et des assurances. Entraîner " les hommes de Dahlan"– l’Egypte n’a pas réfuté les infos qui soulignaient l’établissement sur son sol d’un camp militaire où 5 000 hommes suivaient sous supervision américaine un entraînement à l’assaut d’une ville. Le Hamas considère sa mainmise violente sur Gaza comme un pas pour devancer le plan de Dahlan. Cela ne justifie en rien le glissement vers la guerre fratricide, la prise en otage des habitants, et les pratiques nauséabondes d’achèvement de blessés ou d’exécution sommaires imputées au Hamas à Gaza.

Une guerre pour le pouvoir, dit-on ? Quel pouvoir tout d’abord ? C’est là que réside l’erreur fatale, le glissement le plus dangereux des deux partis palestiniens, le Fatah et le Hamas. Parler de pouvoir gomme l’impasse politique totale où se trouve la situation en Palestine, impasse due à la volonté israélienne de pérenniser l’occupation, d’engloutir la Palestine. Cette volonté étant soutenue par les administrations américaines successives, et si elle n’est pas soutenue avec autant de force par l’UE complice, du moins bénéficie-t-elle de la lâcheté politique européenne. Les régimes arabes organisent entre-temps l’accès aux bénéfices : des vieux rêves de Monarchie unie reviennent à l’ordre du jour en Jordanie, et l’Egypte se fait prier quant aux projets qui consisteraient à la charger de gérer Gaza : il faudrait lui verser beaucoup d’argent (américain et du Golfe) pour qu’elle accepte, et encore. Il faudrait soutenir son régime sans états d’âme…De toute manière, ces « propositions » seront examinées et remaniées à la lumière de la décomposition-recomposition de l’ensemble de la région du Moyen-Orient, opération en cours qui établit le chaos depuis l’Iraq, en passant par le Liban, sans pour autant se terminer en Palestine.

Quels choix devant ce pourrissement de la situation ? Remettre les points sur les i ! Nommer l’occupation occupation, et dire qu’il est impossible d’avoir une Autorité palestinienne, présidence, gouvernement, parlement et même municipalité, tant que dure l’occupation. Récupérer la dignité de la direction palestinienne et la confiance des Palestiniens, seules assises pour reprendre espoir, et avec l’espoir la lutte politique. Dire que le « game is over », démissionner ensemble devant l’Assemblée générale de l’ONU, et mettre le monde devant ses responsabilités. C’était devant cette même Assemblée que Yasser Arafat, il y a maintenant trente ans, avait supplié la communauté internationale de « ne pas faire tomber la branche d’olivier de sa main ». L’olivier, arbre mythique et sacré étant le symbole de la paix…C’était avant que l’occupation n’arrache tous les oliviers de la Palestine, et que les EU ne traitent les sociétés de cette région comme des pièces de lego.

Nahla Chahal

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 14:45

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Le conseil de Bruxelles s’est achevé, malgré quelques rebondissements savamment orchestrés, sur l’issue que l’on savait écrite d’avance : un accord unanime sur les principes d’un mini-traité. Entre la dénaturation du vote français (ce n’est pas au principe même d’une constitution, mais à celle, libérale et antilaïque qui leur était soumise, que les électeurs se sont opposés le 29 mai 2005), reniement toujours plus important d’un quelconque contenu social (refus anglais de conférer un caractère contraignant à la pourtant on-ne-peut-plus-molassonne Charte des droits fondamentaux) et désunion cordiale (volonté affirmée de la Pologne de rabaisser l’Allemagne), on est d’ores et déjà enclin à se demander en quoi ce mini-traité est de nature à sortir l’Union Européenne d’un prétendu blocage.

Ajoutons à cela un caractère profondément antidémocratique. Antidémocratique dans son mode d’élaboration : les principes en ont été discutés dans le secret des grands salons et des chambres d’hôtel, tandis que la rédaction se fera également à l’abri du regard des citoyens, car confiée à une conférence intergouvernementale. L’élaboration de ce mini-traité restera donc marquée par une grande absence : celle des citoyens européens. En témoignent d’ailleurs les premiers documents qui commencent à filtrer, barrés de l’univoque mention « sous embargo », le stade de la confidentialité étant définitivement dépassé. Antidémocratique dans son contenu, marqué par un renforcement des pouvoirs du président de la commission, dont la légitimité électorale est nulle, et marqué par une initiative législative exclusivement réservée à la commission, au détriment du parlement européen, pourtant seul organe dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Et antidémocratique dans son mode de ratification à venir (que tous les chefs d’État souhaitent parlementaire et surtout pas référendaire). Toutes les raisons de trouver dans ce traité une légitime source de mécontentement semblent réunies.

Toutes ? Non, pas encore... En effet, le mandat donné à la conférence intergouvernementale pour parachever le chef-d’oeuvre a finalement filtré. La lecture de celui-ci révèle qu’une nouvelle fois, les discussions se sont axées autour du « comment l’Union Européenne ? » en oubliant le « pourquoi l’Union Européenne ? ». Ou peut-être plutôt en voulant masquer le vrai « pourquoi » de cette Union Européenne... Présenter la concurrence libre et non faussée comme moyen et non plus comme objectif ne change rien au problème fondamental. Les influences restent les mêmes, et il n’est dès lors pas étonnant de trouver dans ce mandat la reprise intégrale des dispositions relatives au statut des Églises et des organisations non confessionnelles, à savoir le funeste article I-52 du feu Traité instituant une constitution pour l’Europe. La séparation des Églises et des États n’est donc évidemment toujours pas à l’ordre du jour, bien au contraire, la porte est laissée grand ouverte à l’influence politique des Églises.

Au final, voici encore un texte bien éloigné de nos aspirations à un monde laïque, démocratique et social...

Les influences antilaïques agissent au plus haut niveau des États. Sans aller jusqu’aux ultra-catholiques jumeaux Kaczynski, celles-ci s’expriment déjà en France : Président de la république ouvertement communautariste ; Ministre de la ville et du logement consulteur pour la famille auprès du Vatican, qui n’hésitait pas, lors des débats parlementaires, à opposer la Bible aux mécréants promoteurs du PACS, et qui a nommé un prêtre chargé de mission ou directeur de cabinet - un homme formé par l’association intégriste « la cité catholique » ; recommandation de la HALDE à l’éducation nationale d’autoriser l’encadrement des sorties scolaires par des parents portant des signes religieux ; etc. Dès lors, il n’est pas surprenant de voir cet accord applaudi des deux mains tant du côté du palais de l’Élysée que du côté de l’hôtel Matignon.

Le dernier espoir des laïques de voir écarté ce texte, auquel ils ne peuvent souscrire, réside dorénavant dans un refus par les parlementaires de gauche d’approuver la modification constitutionnelle qui semble nécessaire en préalable à la ratification parlementaire de ce mini-traité. Leur nombre le leur permet, et les positions prises par les organisations politiques de ce bord durant la campagne législative penchent en ce sens. Mais au vu de la diversité des réactions face à ce projet de mini-traité, l’espoir semble bien mince...

Pour le Bureau du CAEDEL Mouvement Europe et laïcité :

Thibault GRAC

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