Présentation

Musique ?

Visiteurs

Il y a actuellement  3  personne(s) sur ce blog

Chorale MUZAÏQUE

Les derniers Muzaïque...

Psaume 137 de Kreek (en cours)

Cinq chants hébreux de Whitacre (en cours)

           Magnum mysterium

                 Bogoroditze

            Sleep de Whitacre


      This marriage de Whitacre
                Tabortuznel
     The springtime of the year

Recherche

Images Aléatoires

  • Photos 1136
  • Janvier 10 027
  • Photos_1136.jpg

Le Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Catégories

Recommander le Blog

Commentaires Récents

Profil

  • Guy Pagès
  • Le blog de Guy Pagès
  • Homme
  • 13/05/1959

Pub!

www.regards.fr.jpg

Concentrations.jpg
couverture170x241.jpg
arton4631.jpg

couv-G8-b7559.jpg
CENSURE-DU-PCF-160x138.jpg

affiche-legi2-comp.jpg

 

 

 

 

 

Pub!!

numero-7.gif


une260.gif


Numeriser0014cs.jpg

Darcos.jpeg

huma.gif

Couvjpgreduit.JPG

arton1734.jpg
block-B.jpg
 

 

 

 

 

   

Pub!!!

arton1563.jpg


une-ravi-42.jpg

Logo-livre-coupdetat180x253.jpg

arton13515.jpg

resf.jpg

Dessin-herbes-copy.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer votre Blog

Images Aléatoires

  • Photos 1136
  • Janvier 10 027
  • Photos_1136.jpg
Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 19:03

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Le FMI : une institution antidémocratique qui impose la régression sociale

Éric TOUSSAINT


Sur cette carte du monde la surface des pays a été modifiée afin de refléter le poids dont chacun dispose en termes de droits de vote au sein du FMI. On distingue clairement que la Belgique (10 millions d’habitants) occupe une surface supérieure à celle de pays comme le Brésil (qui a pourtant une population 18 fois plus importante et un territoire 279 fois plus étendu), le Mexique, l’Indonésie ou la République démocratique du Congo (6 fois plus d’habitants que la Belgique et un territoire 77 fois plus étendu).

Le FMI est au centre de la scène internationale ?

Depuis quelques jours, les accusations que porte la justice des Etats-Unis contre Dominique Strauss Kahn renouvellent l’intérêt de l’opinion publique pour l’institution dont il est le directeur général. Avec la crise qui s’est aggravée au Nord en septembre 2008, le FMI est revenu sur le devant de la scène après des années très difficiles. Profondément délégitimé par ses graves échecs au cours des décennies 1980 et 1990, il connaît aussi une sévère crise interne puisque ses deux derniers directeurs généraux ont démissionné avant la fin de leur mandat. Malgré cela, le G20 réuni à Londres en avril 2009 a voulu le remettre au centre du jeu politique car il est un outil essentiel de la domination des grandes puissances. Les pays du Sud préfèrent souvent éviter autant que possible de se plier aux conditions qui accompagnent toute signature d’un accord avec le FMI. Le Mexique, l’Argentine et la Pologne, qui ont obtenu la promesse de crédits possibles pour un total de 52 milliards, attendent le dernier moment pour effectivement accepter ces prêts. Ils veulent explorer toutes les alternatives possibles et éviter autant que faire se peut les diktats du FMI. En 2011, le Portugal a tenté pendant plusieurs mois d’éviter de devoir recourir aux prêts du FMI car, la dernière fois que celui-ci est intervenu, il y a eu un bain de sang social. C’était en 1983. L’opinion publique portugaise est opposée à un accord avec le FMI mais Socrates, le premier ministre (socialiste) démissionnaire est favorable à un tel accord.

Les conditions du FMI sont tellement contraignantes ?

Oui. Elles se basent sur le Consensus de Washington, en vigueur depuis une trentaine d’années, qui préconise de comprimer les dépenses publiques et les budgets sociaux, de privatiser à tout va, d’ouvrir les marchés pour permettre les profits des sociétés transnationales et d’abandonner toutes les protections dont bénéficiaient les producteurs locaux et les populations pauvres. Officiellement, ce consensus n’a plus cours mais en réalité, les conditions qu’impose le FMI aux pays qui font appel à lui n’ont pas changé et leur logique est toujours la même. La Hongrie, qui fut le premier pays à solliciter un prêt après la crise financière, a dû supprimer le treizième mois de ses fonctionnaires. L’Ukraine a été sommée de reculer l’âge de la retraite. Les conditions imposées à la Grèce et à l’Irlande en 2010 provoquent une brutale régression sociale au point qu’on peut parler de violation des droits économiques et sociaux de la population. Le FMI dicte ses volontés aux gouvernements et leur impose des mesures très impopulaires. Il se permet de réécrire les codes nationaux du travail en contraignant les parlementaires à revoir les législations en vigueur dans un sens favorable aux grands créanciers et défavorables aux populations du pays. Bien sûr, officiellement, ce sont les autorités du pays qui prennent l’initiative de modifier les lois mais en réalité le travail est prémâché par les équipes du FMI. Pourtant, en Grèce, les accords passés en 2010 entre le FMI et le gouvernement grec n’ont pas été approuvées en bonne et due forme par le parlement grec. On en revient au temps des oukases du temps du Tsar de toutes les Russies.

La Hongrie, la Grèce, l’Irlande,… sont des pays européens. Le FMI n’intervenait jusqu’ici qu’au Sud ?

Ce n’est pourtant pas une première. On l’a oublié, mais au cours des années 1970, le gouvernement travailliste a fait appel à lui pour enrayer la chute de la livre sterling. Le plan concocté par le FMI a produit un tel rejet de la population que celle-ci a infligé aux travaillistes une punition électorale qui a abouti à l’élection de Margaret Thatcher ! Comme dit plus haut, le Portugal du socialiste Mario Soares a également fait appel au FMI en 1983. En 2009, c’était au tour de l’Europe centrale et orientale, sans oublier l’Islande, touchée de plein fouet par la crise financière. En 2010, la Grèce et l’Irlande sont soumises aux exigences du FMI. En 2011, le Portugal passera sous ses fourches caudines et d’autres pays risquent de s’ajouter à la liste. Ses tentacules se développent au Nord sans relâcher la pression sur le Sud, il faut combattre l’action du FMI de manière urgente.

Le pouvoir de décision au FMI est distribué en fonction de la quote-part versée par les pays membres au moment de leur adhésion. Pourquoi les pays qui s’estiment sous-représentés n’augmentent-ils tout simplement pas leur contribution ?

Parce qu’on les en empêche. La Chine dispose de plus de 2 200 milliards de dollars de réserves de change. Elle demande à avoir plus de poids au FMI, mais les contributions ne sont pas volontaires, elles dépendent des alliances géostratégiques. Le FMI a été imaginé, au sortir de la seconde guerre mondiale, par les pays industrialisés qui y disposent de la majorité des voix alors qu’ils représentent moins de 20 % de la population mondiale. Ils rechignent à redistribuer les cartes aujourd’hui. Ils ont construit un FMI à leur service et veulent le maintenir tel quel.

JPEG - 20.6 ko
FMI carte sur la répartition des droits de vote

Sur la carte, l’Afrique ne semble pas trop mal lotie…

Soyons sérieux : l’Afrique subsaharienne occupe une place égale à la France alors qu’elle compte 10 fois plus d’habitants. L’Afrique au Sud du Sahara ne dispose que de deux membres au sein du Conseil d’administration du FMI et ces deux membres doivent exprimer le point de vue de 48 pays. La France dispose à elle seule d’un administrateur. Les pays de l’Union européenne ont 8 représentants au sein du Conseil d’administration sur un total de 24 membres, soit un tiers d’entre eux. Vous imaginez la difficulté des 48 pays africains à se faire entendre si seuls 2 administrateurs les représentent. Le FMI est parfaitement verrouillé par les pays européens et nord-américains. L’Afrique a demandé que l’on porte de 24 à 26 le nombre d’administrateurs afin de dégager deux sièges supplémentaires en sa faveur. Ils se sont heurtés à un refus net des États-Unis. C’est donc l’immobilisme qui prévaut, mais pendant ce temps, les dégâts sociaux au Nord et au Sud s’aggravent.

Le FMI est donc irréformable ?

Oui car ses statuts sont foncièrement antidémocratiques. Le G20 réuni à Pittsburgh en 2009 a décidé de transférer 5% des voix des pays surreprésentés vers certains pays sous-représentés comme la Chine, l’Espagne et la Pologne. Ce transfert, qui se fera probablement au détriment des pays comme la Suisse et la Belgique, ne transformera pas pour autant le FMI en une institution démocratique, car il concernera quelques dixièmes de pourcent mais ne modifiera pas les rapports de force en profondeur. En conclusion, il faut créer une nouvelle institution mondiale garantissant la stabilité monétaire, notamment en luttant contre la spéculation, et fondamentalement centrée sur le respect des droits humains fondamentaux, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Il est très important de faire sauter le verrou du FMI pour espérer jeter les bases d’un autre monde.

Eric Toussaint

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 16:32

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Hervé Kempf : « Il est vital pour l’oligarchie de maintenir la fiction d’une démocratie »

PAR LINDA MAZIZ (10 MARS 2011)

Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entravées. Pour Hervé Kempf, journaliste et essayiste, si nous voulons répondre aux défis du 21e siècle, il est impératif de revenir en démocratie. Et mettre fin à l’oligarchie, régime actuel qui maintient les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

  • Réagir à cet article
  • Recommander à un-e ami-e
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminuer la taille du texte
  • Imprimer

Dessin : ©DR

Basta ! : Pourquoi affirmez-vous que nous ne sommes plus en démocratie, et pas encore en dictature, mais dans une « oligarchie » ?

Hervé Kempf : Dans les pays occidentaux, l’évolution du capitalisme ces 30 dernières années a provoqué une considérable augmentation des inégalités. Elle a conduit à détacher encore plus le groupe des très riches du reste de la société. Ce groupe a acquis un pouvoir énorme, qui lui permet de contrôler les grands choix collectifs. Derrière l’apparence d’une démocratie représentative, le destin de la collectivité est déterminé par un petit groupe de gens, la classe oligarchique.

Le régime oligarchique actuel se caractérise par une extension du pouvoir des acteurs économiques, bancaires et financiers. Et par un affaiblissement du pouvoir relatif de l’État. L’histoire récente l’illustre clairement, avec les exemples de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande : ce sont désormais les spéculateurs, les banques, les fonds de pension qui décident des politiques économiques de ces pays. Le dénouement de la crise financière montre également la disproportion entre le pouvoir des États et celui des agents privés. Le système financier est sauvé fin 2008 par l’engagement des crédits et de l’épargne publics. Éviter l’effondrement du système était nécessaire. Mais on est en droit d’attendre que la puissance publique reprenne le contrôle des agents financiers qui avaient conduit à la crise par leur comportement irresponsable. Cela n’a absolument pas été le cas. L’autonomie de décision du secteur bancaire a été largement préservée. Les tentatives de régulation ne corrigent qu’à la marge les dysfonctionnements et les comportements spéculatifs.

L’oligarchie désigne à la fois une réalité sociologique et un système politique. Comment fonctionne cette élite puissante et fortunée ?

Une des caractéristiques du régime oligarchique est l’imbrication étroite entre les cercles dirigeants politiques et économiques. Alors que l’un des principes fondamental de la démocratie est la séparation : d’un côté les élus, les hauts-fonctionnaires, les membres des cabinets ministériels et de l’autre les dirigeants des banques et des grandes entreprises. Ils ne doivent pas être adversaires, au contraire, c’est important qu’une société démocratique ait une activité économique prospère. Mais en démocratie, les affaires privées relèvent d’une autre logique que les affaires publiques. Or on observe aujourd’hui une fusion des deux systèmes de gestion. Ceux qui sont en charge des affaires publiques ont beaucoup moins le souci de l’intérêt public. Ou plutôt, ils ont le souci que la gestion des intérêts publics n’entre pas en contradiction avec la préservation des grands intérêts privés. On observe aussi un constant va-et-vient, du point de vue des acteurs, entre les milieux de la haute décision publique et ceux des grandes entreprises ou de la banque.

Le glissement de la démocratie vers l’oligarchie ne s’est pas fait brutalement, mais plutôt de manière insidieuse...

Cela s’est opéré avec le creusement progressif des inégalités – dont on a véritablement pris la mesure ces dernières années. Tout le discours de l’oligarchie consiste à préserver la fiction de la démocratie. Il est vital pour le maintien d’un système inégalitaire que le peuple continue à croire qu’il est en démocratie, que c’est lui qui décide. Aujourd’hui, une partie de la classe dirigeante est cependant en train d’abandonner l’idéal démocratique et aspire plus ou moins ouvertement à un régime totalitaire. Il n’y a qu’à voir le nombre de capitalistes en admiration devant le régime chinois, parce qu’il atteint des taux de croissance économique records grâce à un gouvernement autoritaire.

L’oligarchie témoigne d’une conscience de classe aiguisée, d’une communauté sociologique solidaire. Mais, face à l’oligarchie, pourquoi une telle passivité, une telle apathie collective ? Pourquoi ne se rebelle-t-on pas ?

L’évolution du capitalisme s’est accompagnée d’une transformation majeure de la culture collective. L’individualisme s’est exacerbé à un point sans doute jamais vu. Il forme aujourd’hui le fond de notre culture, de notre conscience collective, de notre façon d’être. C’est ce qui cause notre faiblesse et notre incapacité à nous rebeller. L’individualisme fragmente la société. Il nous paralyse et nous handicape face à des gens qui, même s’ils sont peu nombreux, « jouent collectif » et sont très cohérents.

Pour dépasser cela, il faut nous affranchir d’un conditionnement extrêmement fort des médias, et particulièrement de la télévision. Elle est devenue si quotidienne et banale, on ne se rend même plus compte à quel point elle modèle et diffuse la culture collective. Le système de valeurs qu’elle projette, avec la publicité, est individualiste, axé sur la consommation, et n’invite pas à intervenir dans la sphère publique.

Sommes-nous indifférents à ce qui est en train de se passer ?

Il y a, dans une large part des classes moyennes, un conservatisme fondé sur la crainte. Elles savent que les mécanismes de la démocratie sont très affaiblis, que la situation générale se délite, que les institutions de solidarité collective sont mises à mal. Mais elles estiment que le capitalisme finissant et l’oligarchie leur garantissent une certaine sécurité face à l’ébranlement du monde. Après tout, cet ordre existant, bien que très critiquable, nous assure un confort qui pourrait être perdu en cas de changement majeur. Mais la situation ne peut pas rester stable. La sécurité actuelle est une fausse sécurité. Si l’on n’agit pas, si le sentiment d’indignation exprimé par les lecteurs de Stéphane Hessel ne se transforme pas en engagement, les oligarques, face à la montée de la crise sociale et écologique, nous entraîneront dans un régime de plus en plus autoritaire. Un régime qui affaiblira le confort, mais aussi la liberté et la dignité de chacun.

L’enjeu politique le plus immédiat est-il de « dé-financiariser » l’économie et de reprendre le contrôle du système bancaire ?

Oui. L’un des leviers essentiels pour revenir en démocratie – et pour donner des capacités d’action au politique – est d’affaiblir cette puissance financière. Il faut reprendre le contrôle, par des règles que les spécialistes de la finance connaissent bien : séparation des activités spéculatives et des activités de dépôt, gestion collective du crédit, taux de réserve obligatoire pour les banques… On peut aussi envisager la socialisation d’une partie du secteur bancaire.

Autre enjeu crucial : réduire drastiquement les inégalités. Cela est indispensable pour que notre société ait les moyens de se transformer, de s’orienter vers une politique écologique de la ville, de l’énergie, des transports. Il faut développer des activités moins destructrices de l’environnement, et moins tournées vers la production matérielle, comme l’éducation, la santé, la culture. Des activités qui ont un impact écologique plus faible, mais qui sont beaucoup plus riches en termes de lien social et de création d’emplois. Et la démocratie est fondée sur un principe d’égalité. Or aujourd’hui, certains sont dans une telle position de richesse qu’ils peuvent influencer très largement la décision collective. Par des activités de lobbying, par le financement des campagnes des candidats, par le contrôle des médias, autant d’actions qui conditionnent les esprits.

Comment réagit l’oligarchie face à la crise écologique ?

La crise écologique crée une contrainte historique tout à fait nouvelle et impose une véritable transformation de nos sociétés occidentales, de nos modes de vies. Notre économie repose sur un accroissement continu de la consommation, et nous savons pertinemment que cette course à l’enrichissement matériel ne peut se poursuivre indéfiniment. En termes de prélèvement des matières premières ou de recyclage, nous avons atteint les limites de la biosphère. Et les pays émergents revendiquent légitimement d’être traités sur un pied d’égalité avec les pays occidentaux, en terme d’accès aux ressources et de consommation. Historiquement, nous allons vers une convergence des niveaux de vie. La situation écologique ne permet pas que cette convergence se fasse par un alignement sur le niveau de vie occidental. Celui-ci doit changer, ce qui se traduira par une baisse du niveau de vie matériel. C’est le défi majeur de nos sociétés. L’oligarchie ne peut pas le relever.

Pourquoi en est-elle incapable ?

Pour l’oligarchie, il est vital que croissance économique et promesse d’augmentation de la consommation matérielle soient considérées comme un objectif absolu. C’est la condition pour que les inégalités actuelles restent acceptables : la croissance du PIB est censée permettre l’élévation du niveau de vie de tous. La question écologique est donc toujours minorée et la critique de la croissance considérée comme absurde. Il est essentiel que la délibération collective porte sur ces questions, qui sont la clé d’un avenir pacifique. La démocratie est le seul moyen de parvenir à cette transition, qui doit être réfléchie et choisie collectivement, dans une logique de réduction des inégalités.

Propos recueillis par Linda Maziz

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 00:17

Par Guy Pagès - Publié dans : Loisirs

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 23:34

Par Guy Pagès - Publié dans : Loisirs
Rien n'est précaire comme vivre 
Rien comme être n'est passager 
C'est un peu fondre pour le givre 
Et pour le vent être léger 
J'arrive où je suis étranger 


Un jour tu passes la frontière 
D'où viens-tu mais où vas-tu donc 
Demain qu'importe et qu'importe hier 
Le cœur change avec le chardon 
Tout est sans rime ni pardon 

Passe ton doigt là sur ta tempe 
Touche l'enfance de tes yeux 
Mieux vaut laisser basses les lampes 
La nuit plus longtemps nous va mieux 
C'est le grand jour qui se fait vieux 

Les arbres sont beaux en automne 
Mais l'enfant qu'est-il devenu 
Je me regarde et je m'étonne 
De ce voyageur inconnu 
De son visage et ses pieds nus 

Peu à peu tu te fais silence 
Mais pas assez vite pourtant 
Pour ne sentir ta dissemblance 
Et sur le toi-même d'antan 
Tomber la poussière du temps 

C'est long vieillir au bout du compte 
Le sable en fuit entre nos doigts 
C'est comme une eau froide qui monte 
C'est comme une honte qui croît 
Un cuir à crier qu'on corroie 

C'est long d'être un homme une chose 
C'est long de renoncer à tout 
Et sens-tu les métamorphoses 
Qui se font au-dedans de nous 
Lentement plier nos genoux 

O mer amère, ô mer profonde 
Quelle est l'heure de tes marées 
Combien faut-il d'années-secondes 
A l'homme pour l'homme abjurer 
Pourquoi pourquoi ces simagrées 

Rien n'est précaire comme vivre 
Rien comme être n'est passager 
C'est un peu fondre comme le givre 
Et pour le vent être léger 
J'arrive où je suis étranger


Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 20:14

Par Guy Pagès - Publié dans : Loisirs

Hier soir à Cavaillon, spectacle de Kader Attou. 

 

 

Sur la 3ème symphonie de Gorecki


Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 20:49

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....


Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 14:32

Par Guy Pagès - Publié dans : Loisirs

Hier soir, à Avignon, Nathalie Manfrino est "Fiordiligi" et chante "Per Pièta", le plus beau sans doute de Cosi fan tutte !!!

 

 

 

Et en prime le fameux Terzetto........


 

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 15:51

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

 



Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 23:06

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Excellente chronique de Didier Porte à Arrêt Sur Image.

 

Des flics grimés en CGTistes, les charlatans "humanoïdes" de la vulgarisation scientifique et une rumeur sur Pierre Sled, qui s’est confirmée plus tard.


 



Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 21:05

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Lancé par Jean-Luc Mélenchon à l’adresse de David Pujadas, le mot est à la mode :« larbin ». L’affaire est bien résumée sur son blog par le Conseiller de Paris du Parti de gauche, Alexis Corbière : « mon camarade Jean-Luc Mélenchon réagit à la façon dont, lors d’un journal de 20h00, le journaliste de France 2, David Pujadas, mène une interview de Xavier Mathieu, responsable syndical des travailleurs de l’usine Continental de Clairoix dans l’Oise. Cette interview date du 21 avril 2009, les 1120 salariés de l’usine viennent d’apprendre que leur demande de plan de sauvetage a été rejetée par les pouvoirs publics. Les locaux de la Préfecture de l’Oise à Compiègne font les frais de leur colère. D’un coté, plus de mille personnes viennent de perdre leur emploi. De l’autre, quelques ordinateurs sont renversés, des vitres sont brisés. Devant des millions de spectateurs, qu’est-ce qui indigne M. Pujadas, d’après vous ? Ce n’est pas le sort de plus de mille personnes. Non, non. C’est le matériel de bureau détruit et les tables renversées. Alors que Xavier Mathieu est un héros, il est présenté comme un délinquant. » La même logique aboutira, le 15 octobre dernier, à son licenciement, permis par l’autorisation spéciale – délégué syndical oblige – délivrée par Eric Woerth pour châtier le meneur des ouvriers en lutte. « Le gouvernement s’en prend à moi, car je suis devenu un symbole »analyse le syndicaliste. Qui entre parenthèses, sur l’affaire Pujadas-Mélenchon, déclare : « J’ai été très touché par la réaction de Mélenchon dans le sens où, sans avoir eu de contact avec lui, il a parfaitement résumé la pensée qui était la mienne au moment de cette interview. J’ai eu l’impression, de la part de David Pujadas, qu’il me prenait pour un voyou. Que je devais avouer à la France entière que j’avais fait quelque chose de mal et que je devais m’excuser. » Pujadas, larbin d’un système qui autorise à jeter à la rue plus de mille ouvriers mais pas à casser trois ordinateurs, Woerth, larbin du patronat qui ne supporte pas les grandes gueules syndicales coupables de se défendre. Voilà ce que sont les UMPistes : des larbins des puissances de l’argent. Au détriment de l’immense majorité de la population. L’économiste iconoclaste Frédéric Lordon signe un long article, parfois ardu mais ô combien passionnant, qui démonte toute l’hypocrisie des larbins libéraux. En voici des extraits (les intertitres sont de notre cru).

Via le contre-réforme de la droite, les marchés et les financiers font la loi contre le peuple

« Les intérêts fondamentaux du corps social ont été subordonnés à ceux des opérateurs des marchés. Ainsi par un monstrueux dérèglement dont aucun des habituels curés de la «démocratie» ne semble s’être aperçu, nous assistons à cette situation proprement ahurissante dans laquelle un gouvernement prétendument légitime tente de s’adresser simultanément à deux communautés parfaitement hétérogènes et dont les intérêts sont radicalement antagonistes, à savoir la communauté politique nationale des citoyens et la communauté extra-politique (quoique politique elle le soit mais à sa manière bien à elle) et extra-nationale des créanciers internationaux, le comble du dérèglement venant de ce que, de plus en plus, les arbitrages des politiques publiques sont rendus en faveur de la seconde de ces communautés et contre la première. Dans cette affaire, le spectacle guignolesque d’un pouvoir qui s’aplatit en fait devant les forces qu’il ne menace qu’en mots est quantité négligeable comparé à cette configuration inédite de la politique moderne dans laquelle nous a fait entrer la libéralisation financière internationale. Car on croyait le peuple souverain la seule communauté de référence de l’Etat, son ayant-droit exclusif, l’unique objet de ses devoirs, et l’on aperçoit comme jamais à l’occasion de la réforme des retraites que, contrairement à de stupides idées reçues, le pouvoir politique ne gouverne pas pour ceux dont il a reçu la «légitimité» – mais pour d’autres. Il y a donc un tiers intrus au contrat social et l’on découvre que, littéralement parlant, c’est lui qui fait la loi – et tous nos vœux accompagnent les justificateurs de la «légitimité du mandat» et de ce que «ce n’est pas la rue qui gouvernera», car on se demande bien quelle autre solution il reste, à part la rue à prendre, pour objecter à cette sorte de scandale. »

Par la baisse des pensions, forcer à cotiser (ceux qui peuvent) dans le privé

« Il y a d’abord que la réforme apparente cache (mais si mal) une réforme furtive, et que la réforme véritable ne s’en tient nullement à la réforme plaidée. On admirera donc l’habileté de la manœuvre qui donne pour une défense et illustration de la retraite par répartition une entreprise de promotion particulièrement insidieuse de la retraite par capitalisation. Quelques décennies d’apprentissage ont enseigné aux libéraux la contre-productivité de la «prise de front». Désormais bien établie, la stratégie de la paupérisation préalable et délibérée des services publics (lato sensu) se montre autrement plus efficace puisqu’il n’est en effet pas de plus sûr moyen de jeter les usagers dans les bras des opérateurs privés que d’avoir auparavant méthodiquement dégradé les prestations des opérateurs publics. Après le service de l’emploi, le transport ferroviaire, la poste, bientôt l’éducation et puis la santé, la retraite n’échappe pas à cette unité de vue stratégique, peut-être même lui donne-t-elle sa plus considérable illustration, mesurée en tout cas à l’aune de ses enjeux financiers – 230 milliards d’euros au bas mot en 2006 tout de même, 420 à l’horizon 2030 dixit leCOR. Et en effet : pourquoi risquer de braquer inutilement la population avec des mots qui blessent, comme «capitalisation», quand il est possible tout en jurant la mission de «sauver la répartition», de la faire tomber comme un fruit mûr par de toutes simples mesures d’âge qui instituent la décote comme règle et le taux plein comme exception. Les «réformateurs» comptent bien sur les effets de l’individualisme comme condition solitaire, où chacun par devers soi est abandonné à ses propres calculs, et n’a pas d’autre choix que de composer avec le système tel qu’il s’offre à lui, hors de sa portée. Le plus rigoureux défenseur de la répartition n’en pourra donc mais : constatant le devenir peau de chagrin de sa retraite, et faute de pouvoir payer la sur-cotisation de répartition qu’il appellerait de ses vœux, il n’aura pas d’autre solution pour échapper à la retraite misérable que d’aller mettre, contre ses propres principes, quelques picaillons dans une caisse quelconque… de capitalisation. (…) Organiser délibérément l’attrition de la répartition (sous couleur bien entendu de ne penser qu’à la sauver) pour mieux renvoyer les cotisants vers des formules complémentaires de capitalisation privée, en d’autres termes créer artificiellement le problème (du public) pour mieux y apporter la solution déjà prête (du privé), et par là mettre en place toutes les incitations à une substitution de long terme parfaitement silencieuse mais qui aboutira inexorablement à faire transiter une part croissante du financement des pensions par la sphère des marchés, le tout alors que ladite finance des marchés n’en finit pas de démontrer à grand spectacle l’ampleur des destructions de valeur dont elle est capable, voilà une manœuvre qui en dit assez long sur l’aveuglement idéologique du gouvernement présent, ou bien sur son degré de commission aux intérêts de l’industrie financière. »

Sarkozy, le plus « caricatural » et « détestable » des larbins

« La finance renflouée aux frais du public, fauteuse de récession, commanditaire de l’austérité, aussi arrogante que toujours, bonus en bandoulière, attend confiante la chute du pactole des retraites. Est-ce que par hasard ça ne commencerait pas à faire un peu beaucoup ? Le capital, dont Marx rappelait qu’il était incapable de résister à l’appel de «ses intérêts les plus bornés et les plus malpropres», s’est donné avec Sarkozy le fondé de pouvoir le plus visible, le plus caricatural et le plus détestable – quand le choix de nos amènes socialistes étaient d’une bien meilleure rationalité stratégique de long terme : ceux-là n’ont-ils pas fait avancer la cause du capital dans une parfaite tranquillité au seul prix d’avoir à trémoler régulièrement «justice sociale»et «égalité» entre deux trains de déréglementation (et ne s’offrent-ils pas d’ailleurs à reprendre du service sur le même mode exactement) ? Mais voilà où mène l’hubris des possédants : à tout vouloir ils risquent aussi de tout perdre. La volonté de puissance déboutonnée par trois décennies leur a donné à croire qu’ils n’avaient plus à admettre de borne à leur désir d’accaparement et que Sarkozy était bien l’homme de cette situation-là. Mais la retraite est peut-être leur «pont trop loin», où se mêlent tout à la fois le refus d’une réforme inique, le rejet d’un pouvoir politique insupportable, mais aussi le dégoût absolu du spectacle de la finance, la contestation frontale sinon du capitalisme lui-même du moins de sa forme présente, et pour finir la défense d’une certaine forme de vie. On pouvait difficilement faire plus magistrale erreur de tir. » Sauf si les travailleurs en lutte baissent les bras, comme les grévistes des deux raffineries qui ont décidé aujourd’hui d’arrêter leur mouvement. Alors la finance, le capital et leur larbin Sarkozy auront gagné.

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 18:29

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

 



Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 19:44

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

JL Mélenchon se régale et moi avec !!

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 00:23

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

Pour tous ceux qui n'auraient pas vu ce documentaire sur les connivences et les auto censures de certains médias. Je suis tombé dessus par hasard,......un régal !

 


Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 22:33

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

 

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 00:02

Par Guy Pagès - Publié dans : Actus-Politique.....

 



Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés